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Taian Akita

You drink your coffee and I sip my tea. I spill my tea, oh silly me!

Mille femmes blanches

couverture de livre réprésentant trois indiens en costumes de fête

De Jim Fergus

Quatrième de couverture :
En 1875, un chef cheyenne demanda au président Grant de lui faire présent de 1000 femmes blanches à marier à mille de ses guerriers afin de favoriser l'intégration. Prenant pour point de départ ce fait historique, Jim Fergus retrace à travers les carnets intimes d'une de ces femmes blanches, May Dodd, les aventures dans les terres sauvages de l'Ouest de ces femmes recrutées pour la plupart dans les prisons ou les asiles psychiatriques. C'est à la fois un magnifique portrait de femme qu'il nous offre ainsi, un chant d'amour pour le peuple indien, et une condamnation sans appel de la politique indienne du gouvernement américain d'alors. Cette épopée fabuleusement romanesque, qui s'inscrit dans la grande tradition de la saga de l'Ouest américain, a été un événement lors de sa publication aux Etats-Unis. Elle a été encensée par les plus grands écrivains américains, dont Jim Harrison qui a salué "ce roman splendide, puissant, et exaltant". Les droits de ce livre ont été achetés par Hollywood.

Un an d'épopée, on en aurait voulu toujours plus mais ce ne fut pas le destin de May Dodd. Il est passionnant d'assister à l'évolution des idées de cette femme. Ses carnets savent nous rendre tout attachant : ses compagnes aux caractères bien trempé, la vie dans la grande prairie, les coutumes indiennes. Je n'en dévoilerais pas plus, vous laissant le plaisir de faire un jour le cheminement.

J'ai dévoré chaque soir page après page les lettres et journaux intimes. Vraiment un superbe livre.


Fragiles

couverture de livre avec une aquarelle représentant une petite fille à écharpe rouge

De Philippe et Martine Delerm

Quatrième de couverture :
C'est d'abord une histoire de regards. Le regard de Martine sur les choses de la vie. Le regard de Philippe sur les images de Martine. C'est sans doute aussi une histoire d'amour - cela ne nous concerne pas. Ce qui est sûr, c'est que c'est aussi une histoire d'amitié. Puis, avant d'être confiés au lecteur, les mots, les images, abandonnés au temps. Pendant " longtemps, rien ne semble changer ". " On ne sait pas ce qu'on attend " : heureusement, " la courbe du temps " n'épouse pas " la courbe de la Terre ". " Surtout ne rien précipiter. " Se taire parfois. Comme Philippe, devant cette petite fille, enturbannée de rouge, qui avance à contrevent, à contre-peine, les yeux fixés là-bas ; vers cet ailleurs où, peut-être, " une aube se prépare ". Nicole Maymat

De Martine Delerm je ne connaissais que les belles photos qui scandent Paris l'instant et Les chemins nous inventent. Je savais qu'elle est illustratrice mais n'avais jamais rien vu de ses oeuvres. Je fus captivée par la couverture aux promesses d'un monde très Petit Prince. Le principe est ici très simple : un mot, un texte court, une illustration.

Dans les rayons du supermarché, tout en poussant mon caddie, je grapillais. Une boîte de petits pois, un petit texte sur L'enfance... J'avais beau me morigéner : mais garde-le donc pour un jour de beau temps, rien n'y faisait, j'y revenais toujours.

Le soir, je recommençais dans mon lit, entre quelques chapitres de fantasy.

Le lendemain m'offrit la journée de grand beau temps tant espérée. Calée dans un fauteuil dans le jardin, je dévorais à belles dents tous les menus textes poétiques en m'émouvant des aquarelles. Le soleil et des nuées légères de phrases...

Depuis, il reste posé sur ma bibliothèque. Bijou fragile de mots que je rebutine chaque jour.


A chaque saison ses lectures

Le billet d'Allie m'a beaucoup plu. Comme un écho à mes propres sentiments vis à vis de la lecture.

Le plaisir d'avoir des bibliothèques, des malles de livres, c'est d'y fouiner. D'y redécouvrir émue un livre oublié, un livre désiré.

La PAL va ainsi évoluer. Certains ouvrages seront remisés pour plus tard. D'autres vont émerger de l'ombre.

L'été est la saison des épopées, des sagas, des romans historiques. Ce n'est sûrement pas un hasard si le dernier Juliette Benzoni que je me suis acheté m'est tombé des mains. Quelle idée saugrenue que de l'ouvrir en avril. Ses périgrinations historiques à travers le monde sont indiscutablement du domaine de l'été. L'été, c'est la saison où je reprends les récits en x tomes de fantasy. La Romance de Ténébreuse de Marion Zimmer Bradley quand on sait qu'on peut aligner les uns derrière les autres les plus de vingt tomes. Mais aussi, toujours, Le Cycle de Pern d'Anne Mac Caffrey quand le vol des dragons et les chansons de gestes rythment les journées en apesanteur de chaleur. C'est la saison des auteurs sud-américains : Gabriel Garcia Marquez, José Mauro de Vasconcelos... C'est la saison où je relis la saga des sorcières d'Anne Rice, la moiteur de la Nouvelle-Orléans sied bien à l'humeur ambiante. C'est la saison où je relis tous les Philippe Delerm que je possède, Les Chemins nous emmènent en tête. C'est la saison du hasard, qu'importe quand on a tout le temps de n'avoir pas fait un bon choix. Ainsi l'été lorsque je vais à la bibliothèque c'est sans ma liste d'auteurs. Je laisse mon doigt courrir le long des rayonnages et je m'arrête sur un titre ou un nom séduisants, une couverture qui éveille en moi une part de rêve. L'été c'est la saison où une partie de ma PAL migre dans un panier que je transporte avec moi dans le jardin. Dans le hamac, le panier posé sur l'herbe, je pousse un soupir d'aise en fermant un livre et en en ouvrant immédiatement un autre.

Puis, toujours, vient l'automne... C'est la saison de la rentrée. Je reprends le travail, il faut un petit moment pour que je trouve une organisation. Le temps s'amenuise comme le jour. Avec la rentrée se présente toujours une cohorte d'ouvrages pédagogiques. Ce sont mes bonnes résolutions de début d'année. Il y a des périodes. Celles où je ne lis plus que le soir dans mon lit, épuisée, avec une seule envie me changer les idées. De nouveau je me plonge dans de la fantasy. Mais des romans isolés, à quoi bon se lancer dans des séries que je mettrais des semaines à lire. Je découvre de nouveaux auteurs dans la collection Grands Détectives de 10/18. Il y a les périodes où je m'immerge totalement dans un projet de classe. J'ai ainsi aligné un nombre conséquent de volumes de contes cet automne en faisant des recherches qui frisait la thèse sur... le chat dans les contes (la maladie a jeté aux orties mes jolies recherches, mais bon ce n'est jamais perdu). Il me faut toujours aussi un brin de philosophie pour me rappeler que les journées ne se résument pas à boulot-dodo. Je relis Bernard Montaud bien sûr mais aussi Anselm Grün. Et puis, le retour dedans m'attire irrésistiblement vers les magazines de décoration. J'empile des numéros de Maison Française et je fais des projets d'aménagements. Il en reste toujours un petit quelque chose. Dès qu'on doit enfiler les gros pulls, je pense à Noël. Je ressorts les livres de bricolages, des numéros de Marie-Claire Idées.

L'hiver petit à petit s'installe. Douilletement enveloppée dans un châle, je cherche la blancheur qui n'arrive que rarement jusqu'à notre jardin dans des romans sur le grand-nord. Je me plonge dans Nicolas Vanier. C'est aussi la saison des polars plus contemporains, plus durs. C'est la saison des P.D. James et Elisabeth George. C'est la saison où être enfermée me pèse tellement que je fais des rêves de jardins. Une pile de L'Ami des Jardins nourrit ces rêves.

Le Printemps est en fait la seule période de l'année où je lis tout et n'importe quoi, nous dit Allie. Et là, j'ai éclaté de rire. Moi aussi. Comment adapter ses lectures à une météo qui varie tous les jours quand ce n'est pas deux fois par jour. Le moindre rayon de soleil me trouve dehors en train de me délecter de magazines féminins : Cosmopolitan parce qu'il me fait rire et Figaro Madame parce que j'en raffle des piles entières chez ma belle mère et que les photos sont jolies et partiront ensuite nourrir les projets collages de la prochaine rentrée. Au printemps j'achète des tas de livres. Je passe mon temps à la bibliothèque avec des listes d'auteurs. C'est la saison des découvertes. Je crois que je prépare les autres saisons.


Le Pas de Merlin

couverture de livre représentant une femme en robe de style médiéval

Quatrième de couverture :
Au VIème siècle, l'île de Bretagne est assaillie par les Saxons, les Gaëls et les Pictes. Après la mort du roi Guendoleu, tué lors d'une terrible bataille, son jeune barde Merlin se trouve plongé malgré lui dans un complot aux conséquences effroyables. Fuyant ici la barbarie, perdu dans les affres d'un amour impossible, il parcourt les royaumes celtes ravagés par la guerre, suscitant la méfiance de ceux qui voient en lui le "fils du diable". Au plus profond de la forêt, pourtant, l'enfant se découvrira de bien étranges alliés. Au cours de ce voyage initiatique, celui qui deviendra Myrddin le Nécromant réussira-t-il à percer le fascinant secret qui pèse sur ses origines ?

Où l'on apprend beaucoup de choses sur la Toussaint, comment Merlin acquis sa belle crinière blanche...

De Jean-Louis Fetjaine j'avais beaucoup aimé la Trilogie des Elfes. Et j'ai finalement encore plus prisé ce récit. Cet auteur passé maître dans l'art de revisiter la légende Arthurienne nous offre ici de mettre nos pas dans ceux de Merlin. Son écriture claire et qui coule toute seule sait rendre tous les personnages terriblement vivants. Merlin fragile, douloureux m'a subjuguée. Je n'avais qu'une hâte lire la suite et...elle vient de paraître.


Glenravenne

couverture de livre représentant une femme en robe de style médiéval

De Marion Zimmer Bradley et Holly Lisle, le premier tome d'une série appelée Les Pouvoirs Perdus.

Quatrième de couverture :
La magie a disparu à Glenravenne ! Seule Aidris Alakan, magicienne cruelle et maîtresse absolue du royaume, dispose encore de pouvoirs. Mais elle les utilise uniquement pour faire régner la terreur parmi ses concitoyens, qu'elle offre en sacrifice, contre une jeunesse éternelle, à de sinistres entités maléfiques. Jayjay et Sophie sont deux amies d'enfance. À trente ans passés, leur vie sentimentale est un gâchis. L'une a vu sombrer son troisième mariage ; l'autre ne s'est jamais remise de la mort de sa fille. Le destin va pourtant les choisir pour devenir les héroïnes annoncées par les légendes de Glenravenne grâce à un guide de voyage magique. Leurs vacances vont très vite se transformer en lutte acharnée à travers un monde inconnu peuplé de créatures étranges. Un monde où certains voient en elles des magiciennes libératrices, et où d'autres leur souhaitent une agonie lente et douloureuse...

Une écriture à quatre mains pour l'histoire de deux femmes très différentes. Et, qu'elles sont attachantes ces deux héroïnes bien contemporaines qui se retrouvent plongées dans un univers médiéval fort déconcertant. C'est bourré d'humour. Bien sûr Marion Zimmer Bradley sait comme nulle autre toucher le coeur des femmes. Si l'on n'atteint pas ici les sommets d'émotion de La Romance de Ténébreuse ce livre n'en demeure pas moins un bon volume de fantasy. La preuve : déjà j'attends la suite avec impatience et puis l'ouvrage refermé je n'avais qu'une envie continuer à déambuler dans des univers magiques.


Et hop !

livres éparpillés sur un lit

Sur la pile. La pile étant un animal vorace qui demande à être alimenté régulièrement. Il faut dire aussi que ma pile a sérieusement baissée ces derniers temps. Il faudrait que je me décide à faire des comptes-rendus de lecture pour voir ce que je dévore dans l'année.

L'autre jour j'avais un pensum médical. Dans ces cas là je me récompense toujours après. Direction le grand supermarché avec l'idée bien arrêtée de trouver le tome trois des Chroniques des Ravens de James Barclay. Je sais ce n'est pas bien d'acheter ses livres au supermarché mais que voulez-vous quand on n'a pas de bonne librairie sous la main mais que par contre l'antre de la consommation a des rayons étonnants...

Enfin, ils n'avaient pas le James Barclay mais plein, alors plein, d'autres bouquins alléchants.

Toujours est-il que voilà : deux Amélie Nothomb (je vous avais dit que je voulais tout lire, deux j'ai été raisonnable), deux Juliette Benzoni dont j'avais râté la sortie (des aventures du prince vénitien Aldo Morosini en plus) et comme un miracle, jeté en bout de console, un Philippe et Martine Delerm.

Il manque toujours du théâtre me direz-vous. Que nenni, je guette le facteur car je me suis offert sur le net La Robe d'un Soir de Rosemonde Gérard.


Ma Pile à Lire

Sur une idée chippée à ma petite camarade Allie qui faisait elle-même écho à Solenn, voici ma PAL (Pile à Lire).

pile de livres sur fond d'ordinateurs Heu, non, heureusement ça c'est la sienne. Encore qu'il vienne d'essayer de me refiler le pavé sur le Mac.

pile de livre sur le rebord d'une bibliothèque Ca, c'est beaucoup plus moi.

J'ai beaucoup aimé le billet d'Allie hier. Justement dans l'après-midi j'avais poussé de profonds soupirs parce que je ne peux pas conduire en ce moment à cause d'un doigt en vrac et par conséquent suis privée de virées à la bibliothèque.

Bon, me suis-je dis, pas de panique, tu tiendras quelques jours, tu viens d'en acheter quelques uns. J'avais lors de mon hospitalisation fait une petite tournée à la Fnac. Très concentrée sur ce que je voulais acheter mais en passant dans les rayons certains livres s'étaient offerts à mon regard. Et hop, sur la pile.

La pile. C'est toute une façon de vivre au grand dam de mon tendre et cher. D'accord, normalement il y a une bibliothèque pour les livres à lire. Ce n'est pas de ma faute si elle est pleine. Et puis j'aime les piles de livres, je les trouve pleines de promesses rassurantes.

piles de livres dans un plateau en bois

Il y a la pile sacrée au pied de mon lit (livres en cours), dans un fort joli plateau de bois enseveli il faut bien le reconnaître. Comme c'est à l'étage et que j'ai parfois la flemme de remonter...

Il y a la pile aux menus grignotages sur la bibliothèque du bas.

Il y a la guerre de la pile sur le prie-dieu ancien. J'adore y empiler livres de bricolages, décoration et magazines. Mais ça, le cher et tendre ne supporte pas et déporte donc régulièrement des piles dans le bureau.

Dans le bureau il y a donc de multiples piles abandonnées dans ce débarras qu'il est devenu puisque je n'en ai pas l'usage actuellement (grr).

Dans les bibliothèques, je suis une acharnée du classement : par auteur, par collections... Alors la pile c'est l'espace de liberté de mes livres. Le lieu où peuvent se nouer les plus improbables rencontres.

J'ai donc pris un stylo et un papier pour faire le tour de ma modeste PAL. Et, merci Allie, j'ai fait des découvertes.

En cours de lecture (pile du pied du lit), avec une ouverture très originale : Glenravenne de Marion Zimmer Bradley.

Et donc celle-ci appelle un petit recensement de Fantasy dont je suis particulièrement friande :

  • Les Ancêtres d'Avalon de Marion Zimmer Bradley (mon auteur fétiche)
  • Nicolas Eymerich Inquisiteur de Valérie Evangelisti
  • Narnia de C.S. Lewis
  • Harry Potter et le Prince de Sag-Mêlé de J-K Rowling
  • Le Temple et la Pierre de Katherine Kurtz
  • Nobliaux et Sorcières de Terry Pratchett
  • Les Chroniques des Ravens de James Barclay
  • Le Pas de Merlin de Jean-Louis Fetjaine
  • Les Feys de Kristine Kathryn Rush

Un peu de science-fiction aussi :

  • Nos amis les humains de Bernard Werber
  • Globalia de Jean-Christophe Rufin

A la section polars (il n'y en a pas assez) :

  • Le Temps des Armes d'Anne Perry
  • Affaire à enterrer de Ngaio Marsh (ah ! celui-ci je l'avait complètement oublié)
  • Le Masque de Mort d'Ellis Petters
  • Haïku pour Hanae de James Melville

A la section récits de voyages :

  • La Route du Thé et des Fleurs de Robert Fortune
  • Petite Musique de Chambre sur le Mont Kenya de Vivianne de Watteville ( la suite du merveilleux Thé chez les Eléphants)

A la section psychologie et phylosophie :

A la section poésie :

  • Sages et Fous les Haïkus par Henri Brunel
  • Fourmis sans Ombre, une anthologie du haïku par Maurice Coyaud (merci à Richard pour ses conseils de lecture dans lesquels je musarde)
  • Feuilles d'Herbe de Walt Whitmann

Romans en vrac à déguster de préférence au soleil :

  • Grand Amour d'Erik Orsenna (ça m'a donné une envie irrépressible de relire Deux Etés et miracle, je viens de le retrouver dans le bureau. Et hop, un sur la pile).
  • Trois Paulo Coelho de retard : Onze Minutes, Le Zahir, Le Démon et Mademoiselle Prim
  • L'Education d'une fée de Didier Van Cauwelaert

Bien sûr : Le Thé de Jean Montseren

Inclassables (et donc à laisser en pile) :

  • Inventaire des Fêtes de France de Nadine Cretin
  • Les Vrais Bonheurs de Christian Signol

J'ai renoncé à recenser tous les livres de décoration et bricolage, juste quelques uns pour la route :

  • Carton Brodé de Sophie Delaborde
  • Créations en papier de Cheryl Owen
  • Alphabets anciens à broder au point de croix de Véronique Maillard

Et puis il y a ceux que je garde toujours sous la main pour les relire indéfiniment :

Il manque :

  • tout Amélie Nothomb, dont je viens de dévorer Acide Sulfurique
  • du théâtre (il va falloir y remédier d'urgence)

Mais il y a un des petits derniers arrivés. Celui, sur le dessus de la pile,dont je caresse tous les matins la couverture en retardant le plaisir. Le dernier Philippe Delerm, A Garonne.

Finalement, je devrais tout de même tenir quelques temps avant d'aller à la bibliothèque. Le seul problème c'est que cet état des piles vient de me donner quelques idées d'achats...