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Taian Akita

You drink your coffee and I sip my tea. I spill my tea, oh silly me!

Chronique d'une arrivée attendue

En rentrant d'hospitalisation, je me précipitais dans la maison en appelant mon chat. Las, personne n'avait osé m'apprendre la triste nouvelle, mon bel Oriental Ebony s'en était allé sur ses élégantes pattes vers les rives du Rainbow-Bridge.

Mon mari voulu que mes pensées se détournent du chagrin, de tournent vers un a-venir et avait réservé un chaton chez une petite camarade de ma fille.

La première fois que je le vis il avait deux jours. Si, si, là cherchez bien juste sous la tête de sa mère la petite larve blanche et noire.

chatte blanche et grise léchant deux chatons nouveaux nés

J'allais ensuite le voir aussi souvent que possible, m'émouvant de chacun de ses progrès.

A deux semaines puis un mois :

jeune chaton blanc à tête tigrée dans les bras

chaton blanc à taches tigrées près d'un bol

Et puis enfin, dimanche, voici Domino découvrant son nouvel environnement :

chaton blanc à taches tigrées

Ces dernières années nous avions plutôt adoptés nos chats déjà assez âgés à la SPA ou recueuillis des chats d'élevage à la retraite. Nos années communes furent donc courtes mais surtout il y a un temps immémorial que nous n'avions pas eu de chaton à la maison. Mes journées sont très occupées en... contemplation. Bon, aussi en réparation de menues bétises.

On ne choisi pas le caractère d'un chat, on s'adapte. Mon Pilou était un chat ninin avec lequel j'avais une relation peut-être un peu trop exclusive. En tous cas cela indisposait tous les habitants de la maison. Il laissa dans mon coeur un vide cruel. J'accueilli Domino dimanche avec joie mais l'idée que c'était un autre chat de la maison. Est-ce prescience féline ? Il est bien sûr joueur, câlin avec toute la maisonnée mais... Il me cherche paraît-il dès que je m'absente, dort la nuit au creu de mon épaule, sur mes cheveux. Et là, pendant que je pianote, il est lové sur mes genoux. Il adore d'ailleurs que je m'installe à l'ordi. Je n'ose même pas le déranger pour aller faire un thé.

Voici que le petit fripon qui n'a rien des élégances de mon défunt Oriental s'est hissé par petits bonds joueurs jusqu'au vide dans mon coeur.


Palace...pour chinchilla

Nous avons depuis des années un chinchilla. Doux compagnon fantasque répondant au nom de Ryan (oui, à cause du soldat Ryan).

Depuis toutes ces années il vivait dans une confortable cage mais toute en longueur. Or, n'importe qui vous le dira : le chinchilla demande une cage en hauteur.

Nous caressions le rêve de lui offrir une cage à perroquet, le must selon les spécialistes, mais las les finances ne suivaient pas.

Il advint, il y a quelques mois que des amis nous annoncèrent qu'ils souhaitaient se séparer d'une cage dont ils n'avaient plus l'usage. Dix fois plus luxueuse que ce que nous avions envisagé. Marché fut conclu.

Profitant d'une semaine de congés, ils vinrent même nous l'apporter à demeure...Démontée bien sûr.

Vous verrez, nous dirent-ils, elle est très facile à monter.

C'est ainsi que nous nous retrouvâmes un dimanche matin en pyjama avec un fils trépignant : Allez on la monte sinon on ne le fera pas !

Et les mêmes quatre heures plus tard, en nage. Quatre heures ponctuées de : Tu tiens bien là ? Mince il faut redévisser, ce montant là vient par-dessus. Tu as une idée d'où va cette pièce ? (il y en a trois dont nous n'avons jamais trouvé la destination) Non, ca ne va pas là, les barreaux sont à l'envers. Et je vous en passe.

Au final les enfants trouvaient la cage magnifique. Nous avons installés les éléments vitaux pour Ryan : petite cabane où se reposer la journée, plat à bain, planche et branches pour grimper. Mon fils et moi avons été fort dépités quand les branches que nous avions amoureusement collectées la veille ont été reçues avec un grand éclat de rire car elles étaient ridiculement petites.

Mais il restait une opération et non des moindres : transférer un chinchilla hystérique dans son nouvel habitat. Nous n'avons pas été trop de deux.

Et au final ?

Monologue du chinchilla :
Non mais ca ne va pas non ! Me faire quitter ma maison, celle où j'ai eu une compagne, des enfants, ils ne m'auront pas !

Tiens c'est fun par ici. C'est quoi cette grande planche inclinée ? Attendez, si je m'assieds bien tout en haut je peux glisser jusqu'en bas . Wouah, ça s'appelle un toboggan ! Ben, y a aussi un immense tronc d'arbre. Mais, c'est du châtaigner ! J'adore ronger du châtaigner. Oh mais... Si je grimpe tout en haut, je peux descendre comme une flèche sur ma petite maison et de là glisser directement dans ma terre à bain.

grande cage à perroquet dorée avec des arrondis au sommet

chinchilla gris sur une planche

Depuis...notre doux compagnon fait des pitreries à longueur de temps. Il est beaucoup plus sociable : là il vient de réclamer sa nourriture qu'il prend désormais dans la main. Il sort de plus en plus la journée. Et, comme il est placé à côté de mon ordinateur, j'en profite pleinement. Je couve d'un regard attendri des facéties en me disant :vraiment nous avons bien fait d'acheter cette cage.

Un seul détail clochait, sa petite maison avait bien deux ouvertures mais aucune ne donnait sur son bac à bain...Qu'à cela ne tienne, en l'espace d'une semaine il s'en ai rongé une bien nette.

Euh, je n'ai pas de théière en forme de chinchilla...


Parc d'attraction

chat dormant dans un tunnel en tissu bleu puis jaune puis rouge

Chat : Mes humains ont parfois de très bonnes idées.


Les chiens

yorkshire feu dormant sur un dogue allemand feu

Nos compagnons actuels, qui intriguent quelques blogeurs actuellement.

Bon, on avoue : Napoléon est particulièrement petit et Pluto particulièrement monumental.


Des nouvelles d'Arthur

Comment vous résumer en peu de mots le délire ambiant ?

La personne qui détient notre chien refuse de le rendre. Nous avons porté plainte pour vol. De son côté il a porté plainte contre nous pour divagation sur la voie publique et mauvais traitements.

On nous a prévenu que la décision de justice prendrait plusieurs mois (ne rien espérer avant fin novembre). En attendant notre Arthur porte un nouveau nom chez ceux qui se le sont approprié. Eh oui ! Lorsque nous le récupèrerons il sera adulte. Saura-t-il encore vivre avec les enfants, les autres chiens et les chats comme nous avions travaillé à le lui apprendre ?

Nous sommes toujours effondrés...

Etant donné qu'une action en justice est en cours, je ne pourrais dire que peu de choses sur l'affaire (ou alors en privé).

Je vous laisse avec cette image d'une période plus heureuse.

jeune chiot couché sur le dos et dormant


Histoire d'eau avec une otarie : chapitre deux

Je vous ai laissé sur votre faim avec ma photo sub-aquatique.

Un petit récit donc d'un joli rêve devenu réalité au Pal, comme l'avait deviné Pralinette.

Je suis fascinée par le dessage de tous les animaux en général.

L'an dernier, par un jour pluvieux, nous étions donc au Pal et les enfants nous trainèrent par la main pour voir une xième fois le spectacle des otaries. Ils ne s'en lassent jamais.

Mais ce jour là...point de spectacle. Déception. Pourtant, il y avait bien les otaries et avec un plus grand nombre de plongeurs de surcroît.

D'esprit toujours curieux, je me renseigne auprès des quelques rares spectateurs qui mitraillent de photos à tout va. Il s'agit d'un stage de dressage des otaries !

Mon amoureux et ma fille se lassent et vont se promener dans le parc animalier tandis que mon fils et moi restons rivés à ce spectacle que nous trouvons finalement plus intéressant que celui présenté habituellement.

En moi germe un rêve...Et pourquoi pas moi ?

Je m'enquiers des conditions de stage. Voilà, la décision est prise, c'est ce que je demanderai comme cadeau pour mes 41 ans.

Mon mari trouve qu'effectivement le cadeau peut se faire et me voit très bien au milieu des otaries.

Un an à rêver...

On fixe une date...le 21 juin. Peut-on souhaiter plus belle façon d'entrer dans l'été ?

Arrive le 21 juin. L'anxiété a monté. Parce que pour être honnête, j'ai très peur. Non pas des otaries mais de me trouver au centre du gigantesque bassin pour certains des exercices. Depuis que j'ai failli me noyer dans la Mer Rouge, c'est une peur que je promène avec moi. J'adore l'eau et nager mais il me faut la sécurité d'un bord sur lequel prendre appui si nécessaire. En piscine je ne nage jamais au milieu, en milieu naturel que là où j'ai pied. Or, le bassin des otaries est d'une toute autre taille qu'une piscine. Mais, mon mari est certain que je vaincrais toutes mes peurs par amour des animaux.

Déjà plusieurs mois que je m'entraîne à des exercices de respiration de yoga pour avoir un meilleur souffle pour la plongée en apnée.

Au matin, coup de fil. On me demande si je viens bien car tous les autres stagiaires ont annulé. Plutôt deux fois qu'une. je saisis tout de suite l'interêt de la situation : dresseurs et otaries à moi toute seule...

Je sens sur ma vie tourner le vent de la chance.

A suivre...

otarie saluant avec moi en dresseuse


Histoire d'eau avec une otarie

plongeuse sous l'eau avec une otarie

Pour ceux qui se demandent à quoi ressemble Taïan Akita : c'est celle de droite, celle de gauche s'appelle Sophie et est une nouvelle amie que Taïan s'est faite mardi...


Peur bleue

chiot fauve

Un nouveau venu dans la maison depuis mardi. Nous avons adopté à la S.P.A. cet adorable chiot croisement d'Epagneul Breton et de Husky. Bien qu'il soit avant tout le chien de mon fils, toute la famille en est absolument gâteuse.

Et, ce matin drame et accident stupide : il a ingéré un bloc de mort au rats. Oublié à sa portée car ni nos enfants ni nos autres animaux n'y touchent. Oui, mais voilà, un chiot ça attrape tout ce qui est à sa portée.

Petite virée chez le vétérinaire et maintenant il faut attendre même si les pronostics sont assez optimistes.


Blog en deuil

Je suis sonnée, hagarde, je n'arrive même pas à pleurer. Je reste juste assise sur une chaise à fumer cigarette sur cigarette, à boire thé sur thé, en me répétant : C'est un cauchemar, je vais me réveiller.

Le matin ce que j'aime, au lever, c'est aller faire un petit tour de jardin et dire bonjour à mes animaux.

Ce matin c'est ce que j'ai fait, le coeur en fête de la douceur du jour et aussi parce qu'hier on avait changé les chevaux de pré et que j'escomptais les trouver tout sémillants dans l'herbe fraîche.

Bonjour Liriel ! Bonjour Nounours ! Mais du troisième, le mien, le bel Eclair point de trace. Mon coeur a commencé à battre la chamade. Puis je l'ai trouvé, au milieu des hautes herbes, seules ses pattes qui battaient l'air étaient visibles. J'ai compris qu'il était tombé, mal en point. Depuis plusieurs jours nous étions inquiets car l'hiver avait été dur pour lui qui était un cheval âgé, il avait beaucoup maigri. Mais même à cet instant j'ai refusé d'envisager le pire. Ce n'était rien. On allait le relever et bien le nourrir. Juste une faiblesse passagère.

J'ai courru chercher mon mari. Vite Eclair est tombé, il faut qu'on le relève. Il n'a pas voulu que je m'en occupe. Il avait compris avant moi. Ou plutôt il avait admis ce que mon esprit se refusait à envisager. Car malgré cordes et treuils, il fut impossible de le relever.

Mon amoureux est revenu, doublement triste, pour Eclair et pour moi. Il fallait appeler le vétérinaire pour le faire piquer. Misérablement enlisé dans l'argile, dans un coin de pré, dans un coin de haie. Je n'ai même pas la consolation de pouvoir me dire qu'il est mort sans souffrances. C'était pitoyable et pathéthique. Lorsque le vétérinaire est venu, il a fallu cinq piqures pour que s'éteigne sa belle étincelle de vie. Trois dans la veine et deux directement dans le coeur. Plus assez vaillant pour vivre mais le coeur trop vaillant pour mourir.

Il reste encore le pire à venir. Le sortir de son encastrement dans la haie avec l'aide d'un ami agriculteur et son tracteur. Un de ses amis fidèles qui répondent toujours présents quand l'adversité s'acharne.

Puis il y aura le plus terrible. Attendre avec le corps au portail que viennent l'équarissage. Je l'ai déjà vécu. C'est horrible. Mais je préfère encore voir plutôt que de peupler mes cauchemars de chimères.

On m'objectera que ce n'est qu'un animal mais on parle d'un couple cheval-cavalier. C'est une chose rare à obtenir et j'avais la chance de l'avoir trouvée. J'ai eu d'autres chevaux. Peut-être en aurais-je d'autres. Mais je sais que celui-ci restera l'Unique.

J'aurai l'envie, le besoin, de vous raconter la belle histoire dans les jours qui viennent. Pour l'instant je n'y arrive pas. Une seule chose est sûre : comme je regrettais de pas l'avoir attelé ces dernières années, lui qui amait tant ça, mon mari m'a rétorqué : N'ai pas de regrets. Tu ne peux pas savoir ce qui se serait passé, là tu n'as que des beaux souvenirs.

Tout me paraît incongru. Il fait un temps de rêve, comme on l'attendait depuis des semaines. Je regarde l'herbe haute et magnifique, gorgée de vie, et je ne peux imaginer qu'elle n'est pas pour qu'il la broute.

Pas encore Eclair, c'est trop tôt pour me laisser toute seule sans toi.