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Taian Akita

You drink your coffee and I sip my tea. I spill my tea, oh silly me!

La théière du jour

théière figurative représentant un étalage de fleuriste

Je pars passer le week-end à Beaune chez ma meilleure amie. Notre programme est très chargé. Papottages à tout rompre, moults dégustations de thé (nous en avons à nous faire découvrir toutes les deux), notre sacro-saint marché du samedi matin où nous adorons acheter confitures artisanales, fromage de chèvre, fruits secs mais aussi notre traditionnel bouquet de fleurs que nous photographions ensuite tout le week-end. Bon, je ne dis pas qu'il n'y aura pas une petite virée vêtements. Ceux que nous achetons ensemble deviennent immanquablement des basiques de nos gardes-robes.

Tralala lalère...


La théière du jour

théière figurative représentant une télévision

Bon, ben, voilà que la télévision vient de nous lâcher. Et, comme je suis friande de séries policières mais surtout que j'adore retrouver la V.O. grâce au D.V.D., me voilà fort marrie.

Je vais me consoler en dévorant des yeux celle-ci du designer Paul Cardew.


Fragiles

couverture de livre avec une aquarelle représentant une petite fille à écharpe rouge

De Philippe et Martine Delerm

Quatrième de couverture :
C'est d'abord une histoire de regards. Le regard de Martine sur les choses de la vie. Le regard de Philippe sur les images de Martine. C'est sans doute aussi une histoire d'amour - cela ne nous concerne pas. Ce qui est sûr, c'est que c'est aussi une histoire d'amitié. Puis, avant d'être confiés au lecteur, les mots, les images, abandonnés au temps. Pendant " longtemps, rien ne semble changer ". " On ne sait pas ce qu'on attend " : heureusement, " la courbe du temps " n'épouse pas " la courbe de la Terre ". " Surtout ne rien précipiter. " Se taire parfois. Comme Philippe, devant cette petite fille, enturbannée de rouge, qui avance à contrevent, à contre-peine, les yeux fixés là-bas ; vers cet ailleurs où, peut-être, " une aube se prépare ". Nicole Maymat

De Martine Delerm je ne connaissais que les belles photos qui scandent Paris l'instant et Les chemins nous inventent. Je savais qu'elle est illustratrice mais n'avais jamais rien vu de ses oeuvres. Je fus captivée par la couverture aux promesses d'un monde très Petit Prince. Le principe est ici très simple : un mot, un texte court, une illustration.

Dans les rayons du supermarché, tout en poussant mon caddie, je grapillais. Une boîte de petits pois, un petit texte sur L'enfance... J'avais beau me morigéner : mais garde-le donc pour un jour de beau temps, rien n'y faisait, j'y revenais toujours.

Le soir, je recommençais dans mon lit, entre quelques chapitres de fantasy.

Le lendemain m'offrit la journée de grand beau temps tant espérée. Calée dans un fauteuil dans le jardin, je dévorais à belles dents tous les menus textes poétiques en m'émouvant des aquarelles. Le soleil et des nuées légères de phrases...

Depuis, il reste posé sur ma bibliothèque. Bijou fragile de mots que je rebutine chaque jour.


Les théières du jour

deux théières figuratives bleues et blanches représentant des chats à la patte avant levée

Ces charmants objets ne sont pas dans ma collection personnelle. Mais j'en profite dès que je peux. en effet elles appartiennent à Ghislaine. Lors de mon premier séjour chez elle, elle me les dévoila dans un buffet en m'avouant n'avoir jamais osé s'en servir tant elles sont délicates. Mais vous connaissez le moyen, vous, d'empêcher Taïan Akita d'inaugurer une théière ?


Chronique d'une arrivée attendue

En rentrant d'hospitalisation, je me précipitais dans la maison en appelant mon chat. Las, personne n'avait osé m'apprendre la triste nouvelle, mon bel Oriental Ebony s'en était allé sur ses élégantes pattes vers les rives du Rainbow-Bridge.

Mon mari voulu que mes pensées se détournent du chagrin, de tournent vers un a-venir et avait réservé un chaton chez une petite camarade de ma fille.

La première fois que je le vis il avait deux jours. Si, si, là cherchez bien juste sous la tête de sa mère la petite larve blanche et noire.

chatte blanche et grise léchant deux chatons nouveaux nés

J'allais ensuite le voir aussi souvent que possible, m'émouvant de chacun de ses progrès.

A deux semaines puis un mois :

jeune chaton blanc à tête tigrée dans les bras

chaton blanc à taches tigrées près d'un bol

Et puis enfin, dimanche, voici Domino découvrant son nouvel environnement :

chaton blanc à taches tigrées

Ces dernières années nous avions plutôt adoptés nos chats déjà assez âgés à la SPA ou recueuillis des chats d'élevage à la retraite. Nos années communes furent donc courtes mais surtout il y a un temps immémorial que nous n'avions pas eu de chaton à la maison. Mes journées sont très occupées en... contemplation. Bon, aussi en réparation de menues bétises.

On ne choisi pas le caractère d'un chat, on s'adapte. Mon Pilou était un chat ninin avec lequel j'avais une relation peut-être un peu trop exclusive. En tous cas cela indisposait tous les habitants de la maison. Il laissa dans mon coeur un vide cruel. J'accueilli Domino dimanche avec joie mais l'idée que c'était un autre chat de la maison. Est-ce prescience féline ? Il est bien sûr joueur, câlin avec toute la maisonnée mais... Il me cherche paraît-il dès que je m'absente, dort la nuit au creu de mon épaule, sur mes cheveux. Et là, pendant que je pianote, il est lové sur mes genoux. Il adore d'ailleurs que je m'installe à l'ordi. Je n'ose même pas le déranger pour aller faire un thé.

Voici que le petit fripon qui n'a rien des élégances de mon défunt Oriental s'est hissé par petits bonds joueurs jusqu'au vide dans mon coeur.


La théière du jour

théière figurative représentant une pile de livres surmontés d'une tasse

Celle-ci à une place tout à fait à part dans ma collection personnelle. C'est ma meilleure amie qui me l'a offerte il y a quelques années et elle fut alors la première à oser m'offrir une théière en dehors de mon mari. Elle n'avait pu résister à l'adéquation parfaite théière-livres-tasse. Dès que le bruit en courut, d'autres s'engoufrèrent dans cette idée cadeau et dès lors ma collection prit son essor.


A chaque saison ses lectures

Le billet d'Allie m'a beaucoup plu. Comme un écho à mes propres sentiments vis à vis de la lecture.

Le plaisir d'avoir des bibliothèques, des malles de livres, c'est d'y fouiner. D'y redécouvrir émue un livre oublié, un livre désiré.

La PAL va ainsi évoluer. Certains ouvrages seront remisés pour plus tard. D'autres vont émerger de l'ombre.

L'été est la saison des épopées, des sagas, des romans historiques. Ce n'est sûrement pas un hasard si le dernier Juliette Benzoni que je me suis acheté m'est tombé des mains. Quelle idée saugrenue que de l'ouvrir en avril. Ses périgrinations historiques à travers le monde sont indiscutablement du domaine de l'été. L'été, c'est la saison où je reprends les récits en x tomes de fantasy. La Romance de Ténébreuse de Marion Zimmer Bradley quand on sait qu'on peut aligner les uns derrière les autres les plus de vingt tomes. Mais aussi, toujours, Le Cycle de Pern d'Anne Mac Caffrey quand le vol des dragons et les chansons de gestes rythment les journées en apesanteur de chaleur. C'est la saison des auteurs sud-américains : Gabriel Garcia Marquez, José Mauro de Vasconcelos... C'est la saison où je relis la saga des sorcières d'Anne Rice, la moiteur de la Nouvelle-Orléans sied bien à l'humeur ambiante. C'est la saison où je relis tous les Philippe Delerm que je possède, Les Chemins nous emmènent en tête. C'est la saison du hasard, qu'importe quand on a tout le temps de n'avoir pas fait un bon choix. Ainsi l'été lorsque je vais à la bibliothèque c'est sans ma liste d'auteurs. Je laisse mon doigt courrir le long des rayonnages et je m'arrête sur un titre ou un nom séduisants, une couverture qui éveille en moi une part de rêve. L'été c'est la saison où une partie de ma PAL migre dans un panier que je transporte avec moi dans le jardin. Dans le hamac, le panier posé sur l'herbe, je pousse un soupir d'aise en fermant un livre et en en ouvrant immédiatement un autre.

Puis, toujours, vient l'automne... C'est la saison de la rentrée. Je reprends le travail, il faut un petit moment pour que je trouve une organisation. Le temps s'amenuise comme le jour. Avec la rentrée se présente toujours une cohorte d'ouvrages pédagogiques. Ce sont mes bonnes résolutions de début d'année. Il y a des périodes. Celles où je ne lis plus que le soir dans mon lit, épuisée, avec une seule envie me changer les idées. De nouveau je me plonge dans de la fantasy. Mais des romans isolés, à quoi bon se lancer dans des séries que je mettrais des semaines à lire. Je découvre de nouveaux auteurs dans la collection Grands Détectives de 10/18. Il y a les périodes où je m'immerge totalement dans un projet de classe. J'ai ainsi aligné un nombre conséquent de volumes de contes cet automne en faisant des recherches qui frisait la thèse sur... le chat dans les contes (la maladie a jeté aux orties mes jolies recherches, mais bon ce n'est jamais perdu). Il me faut toujours aussi un brin de philosophie pour me rappeler que les journées ne se résument pas à boulot-dodo. Je relis Bernard Montaud bien sûr mais aussi Anselm Grün. Et puis, le retour dedans m'attire irrésistiblement vers les magazines de décoration. J'empile des numéros de Maison Française et je fais des projets d'aménagements. Il en reste toujours un petit quelque chose. Dès qu'on doit enfiler les gros pulls, je pense à Noël. Je ressorts les livres de bricolages, des numéros de Marie-Claire Idées.

L'hiver petit à petit s'installe. Douilletement enveloppée dans un châle, je cherche la blancheur qui n'arrive que rarement jusqu'à notre jardin dans des romans sur le grand-nord. Je me plonge dans Nicolas Vanier. C'est aussi la saison des polars plus contemporains, plus durs. C'est la saison des P.D. James et Elisabeth George. C'est la saison où être enfermée me pèse tellement que je fais des rêves de jardins. Une pile de L'Ami des Jardins nourrit ces rêves.

Le Printemps est en fait la seule période de l'année où je lis tout et n'importe quoi, nous dit Allie. Et là, j'ai éclaté de rire. Moi aussi. Comment adapter ses lectures à une météo qui varie tous les jours quand ce n'est pas deux fois par jour. Le moindre rayon de soleil me trouve dehors en train de me délecter de magazines féminins : Cosmopolitan parce qu'il me fait rire et Figaro Madame parce que j'en raffle des piles entières chez ma belle mère et que les photos sont jolies et partiront ensuite nourrir les projets collages de la prochaine rentrée. Au printemps j'achète des tas de livres. Je passe mon temps à la bibliothèque avec des listes d'auteurs. C'est la saison des découvertes. Je crois que je prépare les autres saisons.


Petite brocante intime

débalage de moulins à café, cafetières et publicités anciennes

Brocante donc aujourd'hui. Minuscule, dans le petit village où j'espère travailler l'an prochain. Point de théière cette fois et nous sommes même quasiment rentrés bredouilles si l'on excepte une cassette vidéo.

Mais que j'aime ces déballages de menus objets qui après de bons et loyaux services finissent sur le trottoir en espérant une nouvelle vie.

Et puis, il y a dans la photo un petit clin d'oeil à Fauvette.


La théière du jour

théière en verre contenant du thé

Comment ça c'est ma théière transparente, et non, c'est ma seconde théière en verre. Mon mari avait tellement peur que je casse la première, qui présidait à toutes les dégustations, qu'il m'a enjoint d'en acquérir une seconde. Celle-ci est plus élancée, moins ronde, et j'aime beaucoup son long bec.


Easter Tea

Comment ça on est pas à Pâques ? Si l'on en croit la météo, on en est pas loin. Et puis pour Pâques, sortant de mon hospitalisation, je n'avais pas eu l'occasion de me fournir en ces thés évènementiels.

Hier je me rendais en ville pour aller à la bibliothèque (au cas où je manquerais de lecture) mais aussi pour aller chercher deux théières. Elles étaient commandées depuis fort longtemps chez une pâtissière que j'affectionne car elle a un assez joli assortiment de thés Damman et, ce qui est plus rare, tout une cohorte des théières figuratives japonaises que j'affectionne. Qui plus est, elle en est aussi toquée que moi, s'extasiant devant chaque modèle. Elle est aussi férue de thé. bref, je passe toujours chez elle un bon moment pendant qu'elle laisse les clients s'aglutiner derrière moi.

Pendant qu'elle allait chercher mes théières, je promenais un regard nonchalant sur les grosses boîtes à thés lorsque caché par une autre étiquette il me sembla distinguer Easter Tea. Il vous reste du thé de Pâques ? Oh oui, maintenant je le fais toute l'année tellement il a de succès. Taïan Akita tous les sens en alerte. Je peux le voir ?

Oh délices ! D'abord il est beau : très sombre, parsemé de pétales de roses rouges et de bleuets. Et puis quel parfum ! Quelque chose de liquoreux et caramélisé à la fois. Quelque chose de très doux comme un châle qu'on pose sur les épaules.

Aujourd'hui je n'avais qu'une hâte, déguster ce nouveau thé. Passé mon traditionnel Russian Earl Grey. J'inaugure, avec tout un plaisir anticipé, une des nouvelles théières avec cet Easter Tea.

J'hume le liquide fumant, mes lunettes se couvrent de buée. Parfum d'un bon thé accompagé des effluves de marasquin. Pour moi il évoque toujours les chocolats à la liqueur qu'on s'arrache à la maison.

En bouche c'est la vanille qui se présente en premier. Une vanille crémeuse et légèrement chocolatée. Un petit goût de goûters d'enfance quand après avoir bravée la pluie pour encore jouer dehors je retrouvais le réconfort d'une cuisine toute chaude sur le poêle de laquelle mon grand-père avait préparé du lait à la vanille. Le chocolat est en arrière, la gorgée de thé avalée il explose en bouche. on croirait venir de sucer un carré de chocolat noir. On a dans le palais toutes les consolations qu'il apporte. Mais je reprends ma tasse, ce thé là demande à être dégusté brûlant.

Chaque gorgée est douceur et réconfort. Dans le jardin la grisaille, la pluie et le vent ont établi leur royaume. Ici, un liquide d'ambre mordoré transforme la journée en quelque chose de douillet.


La théière du jour

théière figurative représentant un avion blanc

Le genre d'objet qui ne peut venir que de chez Fitz and Floyd


Aviator

photographie en noir et blanc de Leonardo Di Caprio avec des lunettes de soleil dans lesquelles se reflètent un ciel couchant en couleurs

Un film que j'avais déjà vu avec ma meilleure amie mais en V.F. Il nous avait toutes les deux fascinées. Je tenais à le revoir en V.O. C'est le grand avantage que nous procure le D.V.D.

Il s'agit d'une partie de la vie du milliardaire américain Howard Hugues qui finit sa vie ayant totalement sombré dans la folie. Non sans avoir auparavant léguer à l'Amérique quelques films, plus d'avions, une compagnie aérienne et un lot d'inventions de taille.

Au deuxième visionnage du film je suis toujours aussi fascinée. J'ai beau savoir qu'au bout du compte le personnage était peu recommandable je le trouve captivant. Il est ici magistralement interprété par Leonardo Di Caprio dont le jeu donne à réfléchir sur ses capacités d'acteur.

Le signe d'un bon film pour moi c'est quand il s'ouvre sur autre chose. En l'occurence : je me suis empressée de commander une biographie d'Howard Hugues. Je trépigne en l'attendant.


Tendres pensées

cinq bougies bleu ciel avec des pensées bleues

Une de mes collections préférées. Je me récompensais des cocottes en en réalisant une.


Le Pas de Merlin

couverture de livre représentant une femme en robe de style médiéval

Quatrième de couverture :
Au VIème siècle, l'île de Bretagne est assaillie par les Saxons, les Gaëls et les Pictes. Après la mort du roi Guendoleu, tué lors d'une terrible bataille, son jeune barde Merlin se trouve plongé malgré lui dans un complot aux conséquences effroyables. Fuyant ici la barbarie, perdu dans les affres d'un amour impossible, il parcourt les royaumes celtes ravagés par la guerre, suscitant la méfiance de ceux qui voient en lui le "fils du diable". Au plus profond de la forêt, pourtant, l'enfant se découvrira de bien étranges alliés. Au cours de ce voyage initiatique, celui qui deviendra Myrddin le Nécromant réussira-t-il à percer le fascinant secret qui pèse sur ses origines ?

Où l'on apprend beaucoup de choses sur la Toussaint, comment Merlin acquis sa belle crinière blanche...

De Jean-Louis Fetjaine j'avais beaucoup aimé la Trilogie des Elfes. Et j'ai finalement encore plus prisé ce récit. Cet auteur passé maître dans l'art de revisiter la légende Arthurienne nous offre ici de mettre nos pas dans ceux de Merlin. Son écriture claire et qui coule toute seule sait rendre tous les personnages terriblement vivants. Merlin fragile, douloureux m'a subjuguée. Je n'avais qu'une hâte lire la suite et...elle vient de paraître.


Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran

Omar Sharif discutant avec un jeune garçon

Attention chef-d'oeuvre !

Il passe jeudi soir à la télévision et j'ai déjà préparé ma cassette pour qu'il aille rejoindre la pile des films précieux. Ceux qui dans les pires jours de morosité savent vous mettre de la rosée sur le coeur.

Etant tombée sous le charme dès la bande-annonce, j'avais tenu à le voir à sa sortie au cinéma. Une heure trente de charme pur. Une fois n'est pas coutume voici un film encore meilleur que le livre.

Prenez un jeune garçon juif, un vieil épicier arabe et faites les se rencontrer. Vraiment se rencontrer. Vous obtiendrez des rires, des sourires, beaucoup d'émotion saupoudrés d'un parfum de sagesse.

Omar Sharif, à la belle carrière cinématographique, a obtenu pour ce rôle le César du meilleur acteur. C'est à mon sens une de ses plus belles compositions. J'ai souhaité que ce soit son dernier film, qu'il finisse sur cette apothéose.

Vous l'aurez compris, un film que je vous invite à ne pas rater.


Palace...pour chinchilla

Nous avons depuis des années un chinchilla. Doux compagnon fantasque répondant au nom de Ryan (oui, à cause du soldat Ryan).

Depuis toutes ces années il vivait dans une confortable cage mais toute en longueur. Or, n'importe qui vous le dira : le chinchilla demande une cage en hauteur.

Nous caressions le rêve de lui offrir une cage à perroquet, le must selon les spécialistes, mais las les finances ne suivaient pas.

Il advint, il y a quelques mois que des amis nous annoncèrent qu'ils souhaitaient se séparer d'une cage dont ils n'avaient plus l'usage. Dix fois plus luxueuse que ce que nous avions envisagé. Marché fut conclu.

Profitant d'une semaine de congés, ils vinrent même nous l'apporter à demeure...Démontée bien sûr.

Vous verrez, nous dirent-ils, elle est très facile à monter.

C'est ainsi que nous nous retrouvâmes un dimanche matin en pyjama avec un fils trépignant : Allez on la monte sinon on ne le fera pas !

Et les mêmes quatre heures plus tard, en nage. Quatre heures ponctuées de : Tu tiens bien là ? Mince il faut redévisser, ce montant là vient par-dessus. Tu as une idée d'où va cette pièce ? (il y en a trois dont nous n'avons jamais trouvé la destination) Non, ca ne va pas là, les barreaux sont à l'envers. Et je vous en passe.

Au final les enfants trouvaient la cage magnifique. Nous avons installés les éléments vitaux pour Ryan : petite cabane où se reposer la journée, plat à bain, planche et branches pour grimper. Mon fils et moi avons été fort dépités quand les branches que nous avions amoureusement collectées la veille ont été reçues avec un grand éclat de rire car elles étaient ridiculement petites.

Mais il restait une opération et non des moindres : transférer un chinchilla hystérique dans son nouvel habitat. Nous n'avons pas été trop de deux.

Et au final ?

Monologue du chinchilla :
Non mais ca ne va pas non ! Me faire quitter ma maison, celle où j'ai eu une compagne, des enfants, ils ne m'auront pas !

Tiens c'est fun par ici. C'est quoi cette grande planche inclinée ? Attendez, si je m'assieds bien tout en haut je peux glisser jusqu'en bas . Wouah, ça s'appelle un toboggan ! Ben, y a aussi un immense tronc d'arbre. Mais, c'est du châtaigner ! J'adore ronger du châtaigner. Oh mais... Si je grimpe tout en haut, je peux descendre comme une flèche sur ma petite maison et de là glisser directement dans ma terre à bain.

grande cage à perroquet dorée avec des arrondis au sommet

chinchilla gris sur une planche

Depuis...notre doux compagnon fait des pitreries à longueur de temps. Il est beaucoup plus sociable : là il vient de réclamer sa nourriture qu'il prend désormais dans la main. Il sort de plus en plus la journée. Et, comme il est placé à côté de mon ordinateur, j'en profite pleinement. Je couve d'un regard attendri des facéties en me disant :vraiment nous avons bien fait d'acheter cette cage.

Un seul détail clochait, sa petite maison avait bien deux ouvertures mais aucune ne donnait sur son bac à bain...Qu'à cela ne tienne, en l'espace d'une semaine il s'en ai rongé une bien nette.

Euh, je n'ai pas de théière en forme de chinchilla...


Glenravenne

couverture de livre représentant une femme en robe de style médiéval

De Marion Zimmer Bradley et Holly Lisle, le premier tome d'une série appelée Les Pouvoirs Perdus.

Quatrième de couverture :
La magie a disparu à Glenravenne ! Seule Aidris Alakan, magicienne cruelle et maîtresse absolue du royaume, dispose encore de pouvoirs. Mais elle les utilise uniquement pour faire régner la terreur parmi ses concitoyens, qu'elle offre en sacrifice, contre une jeunesse éternelle, à de sinistres entités maléfiques. Jayjay et Sophie sont deux amies d'enfance. À trente ans passés, leur vie sentimentale est un gâchis. L'une a vu sombrer son troisième mariage ; l'autre ne s'est jamais remise de la mort de sa fille. Le destin va pourtant les choisir pour devenir les héroïnes annoncées par les légendes de Glenravenne grâce à un guide de voyage magique. Leurs vacances vont très vite se transformer en lutte acharnée à travers un monde inconnu peuplé de créatures étranges. Un monde où certains voient en elles des magiciennes libératrices, et où d'autres leur souhaitent une agonie lente et douloureuse...

Une écriture à quatre mains pour l'histoire de deux femmes très différentes. Et, qu'elles sont attachantes ces deux héroïnes bien contemporaines qui se retrouvent plongées dans un univers médiéval fort déconcertant. C'est bourré d'humour. Bien sûr Marion Zimmer Bradley sait comme nulle autre toucher le coeur des femmes. Si l'on n'atteint pas ici les sommets d'émotion de La Romance de Ténébreuse ce livre n'en demeure pas moins un bon volume de fantasy. La preuve : déjà j'attends la suite avec impatience et puis l'ouvrage refermé je n'avais qu'une envie continuer à déambuler dans des univers magiques.


La théière du jour

Puisque je vous en ai parlé l'autre jour, voici ma fidèle compagne de tous les matins : mon Yixing. Lorsque mon mari me l'a offerte, il y a déjà plusieurs années, je l'ai bluffé en m'écriant dès la découverte du couvercle : la Blue Clay !

théière en terre bleue recouverte de caractères chinois


Provence

Pour mettre un brin de soleil dans cette mâtinée encore grise voici ma collection Provence.

bougies rondes jaunes et vertes avec des motifs de tissu provençal

Et ce n'est pas rien que de découper tous ces petits motifs.


Le thé Russian Earl Grey

En préparant mon thé ce matin, je me posais la question : Mais, leur ai-je parlé de mon thé de tous les matins. Vérification faite il s'avère que non.

Ma meilleure amie s'étonnait un jour : Comment, toi qui as les meilleurs thés du monde, tu bois un vulgaire Lipton ! Et oui, je ne boude pas mon plaisir où je le trouve. Au réveil, je n'ai qu'une idée en tête : siroter mon Russian Earl Grey.

Tous les matins lorsque j'ouvre la belle boîte bleue c'est le même émerveillement. D'abord il est beau : d'un noir très profond parsemé de pétales de bleuets et d'écorces d'agrumes. Et puis, il y a le parfum...Ce parfum presque agressif de bergamote, qui picote le nez par ses notes acides. Je rêverais de le porter comme parfum. D'ailleurs je voue une telle passion à la bergamote que souvent le soir je dépose quelques gouttes d'huile essentielle sur mon oreiller.

Ensuite il y a un cérémonial immuable. C'est ma théière Yixing qui lui est dédiée. Une théière à mémoire qui s'est culottée avec les années, s'est imprégnée de son parfum unique.

Je déroge pour cette dégustation en le préparant dans ma théière en verre et cela me paraît presque incongru.

C'est un thé qui sombre très lentement dans l'eau, ballet aquatique tout en douceur. Avec, bien sûr, les écorces d'agrumes qui surnagent et s'enflent.

La liqueur prend immédiatement des teintes de vieux bois longuement patinés.

En se penchant sur sa tasse, on est surpris de ne pas retrouver les senteurs agrestes. C'est au contraire le parfum d'un thé chaleureux qui vous enveloppe.

Oh, la bergamote n'est pas loin. On la retrouve tout de suite en bouche. Mais adoucie par les rondeurs du thé, accompagnée de pointes d'autres agrumes.

Ce thé là à une saveur à pour moi particulière. La saveur des petits-déjeuners avec mes enfants. La saveur de petits-déjeuners solitaires au bout de la grande table de la cuisine avec les fenêtres qui s'ouvrent sur le jardin et les prés des chevaux. La saveur du moment d'acalmie quand il faut vite partir travailler mais que je m'autorise cette parenthèse dans le temps. La saveur des premiers beaux jours qui permettent d'emporter le thé dehors. Dans mon lit, sur un coin de table, dans un fauteuil, avec du lait, quelques gouttes de citron, noir (c'est mon petit noir), ce thé là a une saveur particulière...La saveur de tous les matins quand le monde reste encore à découvrir.


La théière du jour

théière figurative représentant une boutique de sacs à mains

Et hop, journée shopping avec ma copine Janine.


Parc d'attraction

chat dormant dans un tunnel en tissu bleu puis jaune puis rouge

Chat : Mes humains ont parfois de très bonnes idées.


Lilas

bouquet de lilas mauve en contre-jour

L'air est plein d'une odeur exquise de lilas,
Qui, fleurissant du haut des murs jusques en bas,
Embaument les cheveux des femmes.

Maurice Bouchor, La Fleur des Eaux


Une poule sur un mur...

Une poule sur un mur
Qui picote du pain dur
Picoti, picota
Lève la queue et puis s'en va

quatre bougies blanches avec des poules blanches et noires

J'ai croqué les cocottes blanches en une seule journée. Sans même le massacre de la moindre poulette. Il est vrai que cette série était moins étendue que la précédente. Mais surtout, j'avais toujours à l'esprit vos encouragements.

Je peux, l'esprit tranquille, me lancer dans d'autres collections.


La théière du jour

Une toute nouvelle venue dans ma collection personnelle puisque je l'ai chinée aujourd'hui en brocante. Première brocante de l'année, la plus grande aussi, ce qui nous permis de glaner moults menus trésors.

théière figurative en forme de chou-fleur


Le bonheur est dans le pré

barrière bleue ouvrant sur un pré avec deux cheveaux en arrière plan

J'aime tout particulièrement cette barrière bleue. Et, quand elle s'ouvre sur ce spectacle...mon bohneur est complet.


Rock'n roll des gallinacées

Dans ma basse-cour il y a
Des poules, des dindons, des oies
Il y a même des canards
Qui barbotent dans la mare

Allez cot, cot, cot, codette
Allez cot, cot, cot, cot, cot, codette
Allez cot, cot, cot, codette
C'est le Rock N' Roll des gallinacées
Yeah !

Je me la fredonne à longeur de journée pour me donner du coeur à l'ouvrage. En effet, Ghislaine s'étant prise de passion récemment pour les poules, lorsque j'ai retrouvé un paquet de serviettes constellé de ces petites bêtes j'ai joyeusement entrepris une série Cocottes.

Ah ! Ah ! Je n'avais jamais fais la série complète. Et pour cause. C'est bourré de pattes et de becs et crêtes ces petites choses. Bilan des courses : entre les têtes coupées d'un coup de ciseaux même pas rageur et les pattes qui se déchirent au collage...j'ai fais plus de dégats dans le poulailler que la grippe aviaire.

Enfin, ce soir me voici venue à bout des petites poules rousses.

six bougies jaunes avec des poules rousses et une noire

Il ne reste plus que...les petites poules blanches.


La théière du jour

Dans la famille Le Jardin des Espérides je demande : la théière.

théière or en forme de pomme

J'étais obsédée par cette théière qui s'étalait allègrement sur les moindres présentations de broderie du magazine Les idées de Marianne (eux aussi apparemment). Et, oh joie, je l'ai dénichée chez Maisons du Monde.


Serviettage

Qu'est-ce ? Oh, c'est tout simple, il s'agit de découper des motifs dans des serviettes en papier et de les coller sur différents supports (avec des colles adaptées tout de même).

C'est un hobbie que j'ai depuis pas mal d'années. Pots en terre, coquetiers de bois, ronds de serviette, cartes... Pas mal de supports y passèrent. Au gré de mes fantaisies et des modes.

Il y a environ trois ans ce hobbie connu son heure de gloire. Inconvénient : on trouve maintenant du serviettage partout. Il est incontournable dans la moindre exposition artisanale et autres manifestations de loisirs créatifs. Je m'essayais donc à la décoration de bougies beaucoup moins fréquente et cela me plut tellement que je ne fis plus que cela. Puis, je m'arrêtais sans trop savoir pourquoi.

Il y a quelques mois Ghislaine m'annonça qu'elle préparait une exposition pour un marché artisanal le 18 juin. Mais l'idée de la faire toute seule la chagrinait. Mon enthousiasme se réveilla : Et si je venais avec toi ? Je ferais des bougies.

Puis il eut l'hospitalisation. J'en revins avec un doigt blessé qui ne permettait pas les travaux de précision.

Ghislaine me dit l'autre jour : Comme le temps file. Il file vers les beaux jours, lui répondis-je. Oui, mais vers le 18 juin aussi. Argh ! Le 18 juin !

Je me fixais donc de m'y mettre début mai. A raison de deux à trois bougies par jour je devrais avoir de quoi faire un stand présentable.

Mardi : Qui a mis un fatras pareil dans mon bahut à bricolage ? Devinez. J'ai bien deux pot de colle à céramique mais j'ai perdu la colle à bougies. Ouf, retrouvée. Pourquoi est-ce que mes pinceaux sont tout raides ? J'ai perdu mon pinceau à bougies. Ca ne fais rien, il est très bien celui-là.

Me voici donc d'attaque. Avec un temps assez clément pour me permettre de travailler au jardin. Un rêve.

table de bricolage couverte de bougies et serviettes en papier

Mission accomplie : le début de la série "Cocottes" et de la série "Jardin".

bougie jaune avec une poule et deux bougies blanche avec un arrosoir et un fauteuil de jardin


Le thé Fleur de Geisha

Cela m'a paru fort étrange lorsque je me suis aperçue l'autre jour que je n'avais jamais commis de billet sur ce pilier de ma carte des thés. Certains font un séjour sur mes étagères mais n'appellent pas à une présence perpétuelle. De celui-ci il en va autrement.

Je me souviens très bien de la première fois où je l'ai rencontré. Lors d'un petit séjour à Paris, j'étais allée faire de menues emplettes au Palais des Thés. Je venais de choisir pour une amie de l'encens à la fleur de cerisier car elle raffolait de cette senteur. Lorsque, le vendeur me dit fort obligemment : Mais, savez-vous que nous avons un thé vert du Japon à la fleur de cerisier : le Fleur de Geisha. Un nom qui fait rêver, un parfum intriguant. Je demandais tout de suite à voir. Et, lorsque je plongeais mon nez dans la grande boîte, il ne fut plus question d'en acheter seulement pour mon amie. Ce fut le début d'une longue fidélité.

A l'ouverture du paquet c'est à chaque fois la même émotion. Les senteurs sont liquoreuses et entêtantes. Lorsque j'étais jeune fille, j'aimais courrir les collines de ma Provence natale. Au temps des cerises j'y traquais les cerisiers sauvages. Ils m'offraient de minuscules cerises acides, presque sans chair, dont je croquais toujours le petit noyau tendre. Je le recrachais bien vite avant que l'amertume ne m'emporte la bouche. Mais, j'avais eu pendant un instant ce goût unique : l'accès au coeur du fruit, à son essence même. C'est exactement cette impression que je retrouve en humant ce thé. Il m'arrive de rester de longues minutes ainsi à simplement le sentir en oubliant presque la préparation.

Mais je me reprends.

Dans la main c'est un thé en tout petits morceaux qui offre une grande variété de verts.

Puisque c'est ma nouvelle théière Kyusu qui lui est dédiée, je me lance dans notre petit cérémonial. L'ébouillanter, prélever deux cuillères de thé pour les déposer dans le petit tamis et verser l'eau doucement en m'émerveillant de la mousse verte qui se forme.

thé dans un tamis de théière formant une légère mousse

La liqueur est d'une limpidité cristalline, d'un beau vert qui tire vers l'or si le soleil s'y pose.

En bouche, il est étonnant. Une note d'amertume tout de suite adoucie par une saveur fleurie. Les deux font un mariage des contraires on ne peut plus réussi.

Je laisse mon esprit vagabonder. Un peu du côté du très beau film Mémoires d'une Geisha. Un peu du coté de mes années estudiantines à Paris lorsqu'une je m'étais retrouvée dans un parc sous une pluie sans fin de pétales de cerisiers. J'étais restée là des heures à les regarder tomber.

J'ai fini de siroter ma troisième tasse. Les pétales continuent de voltiger. Je crois que je vais aller me refaire une théière...

tableau représentant trois geishas autour d'un service à thé Tableau, Katou


Présents charmants

petit sachet blanc brodé de fleurs et décoré d'une théière Le tout premier cadeau me vint il y a quelques jours, un peu en avance, de Ghislaine. J'ai tout d'abord cru qu'elle l'avait acheté et m'émerveillait de l'à-propos mais c'est encore mieux...C'est elle qui me l'a fait, allant même jusqu'à se lancer pour la première fois dans la broderie au ruban. Décidemment ses doigts de fée savent tout faire.

cadres à photos et flacon de parfum d'ambiance Là, c'est les petits cadeaux de mes enfants.

flacon de parfum d'ambiance Thé Boisé Voyez comme ma fille, du haut de ses six ans, connaît les goûts de sa maman :)


Rien que du bonheur

petit bouquet de muguet dans un verre sur fond de plantes vertes

Joyeux premier mai à tous !

Te voila joli mois de Mai
Avec ton beau muguet
Un petit bouquet
Pour sa Bien-Aimée
Un petit bouquet
Pour marquer l'Amitié
Dans tous les cas, pour porter bonheur
Le 1er Mai est un jour où l'on ouvre son coeur !

Offrir quelque chose de joli
Dans le tumulte de la vie
Accompagné de quelques mots, simples ou en prose
Pour faire plaisir, il suffit de pas grand chose !

Verser un peu de joie dans les coeurs
Avec des riens qui font sourire
Un peu d'espoir et de douceur
Nous en avons tant besoins pour vivre !..

Mai, Régine Courmont