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Taian Akita

You drink your coffee and I sip my tea. I spill my tea, oh silly me!

Histoire d'eau avec une otarie : chapitre deux

Je vous ai laissé sur votre faim avec ma photo sub-aquatique.

Un petit récit donc d'un joli rêve devenu réalité au Pal, comme l'avait deviné Pralinette.

Je suis fascinée par le dessage de tous les animaux en général.

L'an dernier, par un jour pluvieux, nous étions donc au Pal et les enfants nous trainèrent par la main pour voir une xième fois le spectacle des otaries. Ils ne s'en lassent jamais.

Mais ce jour là...point de spectacle. Déception. Pourtant, il y avait bien les otaries et avec un plus grand nombre de plongeurs de surcroît.

D'esprit toujours curieux, je me renseigne auprès des quelques rares spectateurs qui mitraillent de photos à tout va. Il s'agit d'un stage de dressage des otaries !

Mon amoureux et ma fille se lassent et vont se promener dans le parc animalier tandis que mon fils et moi restons rivés à ce spectacle que nous trouvons finalement plus intéressant que celui présenté habituellement.

En moi germe un rêve...Et pourquoi pas moi ?

Je m'enquiers des conditions de stage. Voilà, la décision est prise, c'est ce que je demanderai comme cadeau pour mes 41 ans.

Mon mari trouve qu'effectivement le cadeau peut se faire et me voit très bien au milieu des otaries.

Un an à rêver...

On fixe une date...le 21 juin. Peut-on souhaiter plus belle façon d'entrer dans l'été ?

Arrive le 21 juin. L'anxiété a monté. Parce que pour être honnête, j'ai très peur. Non pas des otaries mais de me trouver au centre du gigantesque bassin pour certains des exercices. Depuis que j'ai failli me noyer dans la Mer Rouge, c'est une peur que je promène avec moi. J'adore l'eau et nager mais il me faut la sécurité d'un bord sur lequel prendre appui si nécessaire. En piscine je ne nage jamais au milieu, en milieu naturel que là où j'ai pied. Or, le bassin des otaries est d'une toute autre taille qu'une piscine. Mais, mon mari est certain que je vaincrais toutes mes peurs par amour des animaux.

Déjà plusieurs mois que je m'entraîne à des exercices de respiration de yoga pour avoir un meilleur souffle pour la plongée en apnée.

Au matin, coup de fil. On me demande si je viens bien car tous les autres stagiaires ont annulé. Plutôt deux fois qu'une. je saisis tout de suite l'interêt de la situation : dresseurs et otaries à moi toute seule...

Je sens sur ma vie tourner le vent de la chance.

A suivre...

otarie saluant avec moi en dresseuse


La théière du jour

théière figurative représentant un chat coloré et naïf

Un chat de Laurel Burch car je voudrais mes vacances à cette image.


Quand Taïan Akita rencontre Pierre d'écriture

Une première rencontre c'est un moment marquant. On ne peut s'empêcher d'imaginer, de se faire des petits scénarios. Moi en tous cas...

Donc, il advint qu'en ce joli 13 juillet on attendait les invités comme les avaient surnommés les enfants. C'est-à-dire : Jean-Pierre et son fils Benjamin.

Les enfants trépignaient depuis le matin et il était très dur de leur faire comprendre que sept heures, non, ce n'était pas encore.

Il faut dire qu'ils étaient très intrigués par la situation, le personnage mythique...l'ami de maman qu'elle n'avait jamais vu.

Quelques jours avant...Coup de fil :

-Comment vas-tu ? (le sincère pas le faux de politesse).
-Pas bien.
-Oh...Alors, ce n'est peut-être pas le bon moment pour venir.
-Si ! Au contraire !

J'étais prisonnière d'une spirale de stress. Mes dernières copies de l'année envoyées le 4 Juillet, j'avais tout à trac basculé dans la préparation de ma rentrée à venir le 27 août. Je reviendrai une autre fois sur ce doux délire. Toujours est-il que l'esprit des vacances me filait inexorablement entre les doigts. Je sentais bien que je flinguais mes vacances toute seule comme une grande mais rien n'y faisait.

Je comptais donc sur Jean-Pierre pour être l'iniateur, le messager de cet esprit de vacances perdu.

Ils devaient arriver vers dix-neuf heures...

Dans mes scénarios, je les accueillais au portail, le sourire aux lèvres et les bras grands ouverts. Nous nous tombions dans les bras justement. après tant de mois de mails et surtout de conversations téléphoniques...

Dix-neuf heures. Personne. Il est difficile de prévoir une heure exacte sur une longue route. Coup de téléphone...Ils sont perdus...Près d'Orléans...

Il faut expliquer aux enfants que les invités n'arriveront pas tout de suite, qu'il est plus raisonnable de manger avant de les attendre. Oui, c'est promis, ils n'iront pas au lit avant leur arrivée (après non plus d'ailleurs).

Il me faut réviser mes scénarios d'apéritif au soleil couchant.

Je passe sur les nombreux coups de fils pour savoir où ils en sont de leur errance sur les routes du 13 juillet.

De guerre lasse, je rentre dans la maison et vaque mollement à quelques occupations. Un chien me déboule dans les jambes. Jusque là, rien que de très normal. Mais, j'entends ma moitié qui s'écrie interloqué : Mais, ce n'est pas à moi ça ! Second coup d'oeil sur le chien. La robe coïncide mais pour le reste l'animal n'est pas des notres effectivement. Par contre il, ou plutôt elle, se conduit comme si elle avait toujours vécu dans la maison.

C'est Vicky!

Je lui tombe dessus pour un méga câlin.

Et les invités au fait ?

Il est vingt-deux heures, Jean-Pierre et Benjamin émergent de la nuit épuisés mais morts de rire et...on se tombe dans les bras.

Vicky a donné le ton. Il n'y a aucune gêne, c'est comme s'ils avaient toujours été là.

Sauf qu'ils ont effectivement apporté avec eux l'esprit des vacances.

Imperceptiblement tout a changé. J'ai le coeur léger et joyeux comme le rosé que nous partageons en enfants du midi. Nous ne cessons, comme d'habitude, de nous exclamer :Toi aussi !. Mon ours ne se sent pas exclu et se lance desns de grandes conversations avec Jean-Pierre sous mon regard amusé et ému.

Après...

Il y a plein d'après...

Chacun se découvre une passion particulière dans le menu du soir (eh oui, j'ai réussi à cuisiner). Benjamin pour ma tarte à la tomate et Jean-Pierre pour mon gratin de nectarines.

Vicky et Arthur s'entendent comme larrons en foire.

Tout le monde se couche tard et pourtant nous nous réveillerons tous à sept heures le lendemain pour profiter au maximun du temps à passer ensemble. Montrer à Jean-Pierre mon bureau, ma ballade préférée à vélo. Se promener avec les chiens en bords de Loire. Etre dans le petit jardin pour un moment de guitare et s'apercevoir médusés que déjà Jean-Ferrat nous a associés... Chahuter dans la piscine avec les enfants pendant que Jean-Pierre s'adonne à une sieste réparatrice avant de reprendre la route...

Déjà ! Les bons moments passent toujours trop vite.

Mais nous avons plein de projets : aller ensemble à Paris Blogue-t-il ?,organiser une rencontre de blogueurs. Des beaux week-ends en perspective.

Chacun finalement reprend sa route des vacances.

Merci mon ami d'avoir déposer sur votre passage tous les flonflons qu'on puisse souhaiter sur un 14 juillet.

guitariste, enfant et labrador dans un jardin


Le thé de l'été

Indiscutablement le thé des vacances 2005.

Un nom qui m'avait fait rêver sur le catalogue du Palais des Thés : le Thé aux Fruits de la Méditerranée (thé noir, lavande, mandarine et vanille).

On est quelquefois déçu mais là quel festival de sensations.

Quand on ouvre le paquet le parfum est très fort, presque agressif. Le parfum de la lavande et de la mandarine domine tout.

Dans la main, c'est un joli thé noir sur lequel tranchent les grains des fleurs de lavande.

Dès qu'on verse l'eau c'est une danse folle : les morceaux de feuilles noires tournoient comme dans un kaléidoscope tandis que les fleurs de lavande surnagent un temps puis sombrent avec langeur.

Très vite, à peine l'eau versée, la liqueur est d'ambre sombre qui va en rougeoyant avec le temps. Elle finit avec des évocations d'orange sanguine. Je me souviens...de terres de vignes qui avaient cette teinte.

En bouche le thé a une saveur profonde. puis éclosent dans le palais la lavande et la vanille étroitement mêlées. Enfin, c'est la lavande qui demeure associée à la rémanence du thé.

En fille du midi, j'ai l'impression de boire les champs de lavande. Les champs de lavande de mon enfance, où je gambadais follement grisée du parfum des fleurs. Les champs de lavande des promenades à bicyclette quand jeunes mariés nous avions loué une maison l'été pour que je fasse découvrir mon pays à mon amoureux.

Et puis ce matin, cette envie de me remettre à écrire, dans mon jardin.

D'hier à aujourd'hui, un thé pour m'accompagner.

La journée étair pourtant bien mal partie : un voyage chez des amis annulé pour cause de voiture en panne. Le genre de chose qui d'habitude me met complètement en vrac. Mais là...Nos fous rires au téléphone, de nouveaux projets d'un voyage plus long. Moi qui déplorais il y a peu de ne pas partir en vacances cette année.

Il suffit de si peu finalement pour qu'une journée bascule d'un côté ou de l'autre.

Puisque je ne devais pas être là aujourd'hui, je relègue toute chose ressemblant de près ou de loin à une corvée. Je prends une journée d'été pur.

Rêveries dans le hamac. Reprendre mon blog. Trier des livres que j'ai envie de relire. Me baigner avec mes enfants. Me baigner dans les rires de mes enfants.

Ma fille virevolte en chantonnant en jupe provençale rouge. Elle aussi aura des souvenirs de lavande...

Les petits sachets que j'ai l'habitude de glisser dans leur linge et qu'ils adorent découvrir et porter à leur nez. L'huile essentielle de lavande que je dépose sur leur oreiller tous les soirs dès que les beaux jours pointent le bout de leur nez. Et...ce thé, qu'ils viennent voler dans la tasse de maman.

Ce Thé aux Fruits de la Méditerranée, cela avait été mon premier geste symbolique de vacances. J'avais posté mon dernier paquet de copies, épuisée, et j'étais rentrée à la maison me faire une grande théière de ce précieux thé. Mais l'esprit des vacances n'était pas encore à mes côtés, en moi.

Maintenant que Pierre d'écriture l'a laissé dans son sillage...

Une maille à l'endroit, une maille à l'envers...je m'en vais tricoter le filet doré des souvenirs d'enfance de mes petits.