théière figurative représentant une infirmière transportant un goutte à goutte

Vendredi dernier...je me suis fait arracher une dent...

Tu verras, ça a beaucoup évolué m'a-t-elle dit. Parce que pour tout vous dire j'y allais un peu contrainte et forcée. Je confirme les progrès de la technique (petit gel anesthésiant et tout) mais...cinq jours après je trimballe toujours une tête à faire peur vu que la souffrance est intolérable ( en tous cas, je la tolère de moins en moins), que je suis bourrée de médicaments qui me transforment en zombi et que la seule solution que j'ai trouvé c'est les somnifères car quand je dors au moins je n'ai pas mal.

Tu me fous la trouille avec ton histoire de somnifères me dit-elle tout à l'heure. Appelle la dentiste .Ca ne m'était pas venu à l'idée. C'est vrai quoi la souffrance c'est une chose de tellement intégré à ma vie que je ne vois pas où est le problème. Bon, là j'arrête, je sens que je vous fous la trouille.

J'appelle donc ma dentiste. Manque de chance, elle n'est pas là aujourd'hui. Mais sa secrétaire hurle et me dégage en vitesse un rendez-vous pour demain car il paraît que la situation est totalement anormale.

Bon, j'ai toujours mal à hurler et l'envie de tout casser dans la maison (on ne touche pas aux théières! ) mais j'ai au moins le sentiment qu'on va me prendre en charge et que la souffrance n'est pas une fatalité journalière, un grand pas pour moi.