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Taian Akita

You drink your coffee and I sip my tea. I spill my tea, oh silly me!

Interlude

Je pars en vacances pour une dizaine de jours...

Demain à l'aube, en route pour la Bretagne. Aller montrer la mer à mes enfants qui ne l'ont jamais vue, quelle aventure.

Bon avant il y a l'étape dix heures de route alors que je n'ai jamais conduit sur une si longue route ni pris l'autoroute. Mais les premières fois sont inoubliables non ?

J'ai passé une semaine de dingue : essai et commande d'une nouvelle voiture, papiers à la sous-préfecture à perpette, bagages... Quand je ferme les yeux les seules choses qui me viennent sont voiture et bagages. Vivement les belles plages du Finistère.


Rencontres

Ca y est. Ce blog passe en mode été. C'est-à-dire que les billets sont désormais écrits dehors avec stylo et papier. Je maugrérai au moment de les taper. C'est-à-dire aussi que, comme chaque année des billets resteront sur le papier bleuï (j'en ai encore une pile de l'été dernier)... J'écris à ma petite table de marbre puis j'ai trop chaud, je me réfugie sur le banc sous les noisetiers. A la fin de l'après-midi le soleil gagnera et ce sera alors la grande table de bois sous l'acacia.

D'accord l'été c'était le 21 juin et ce n'est pas encore les vacances mais je suis passée en mode été ce week-end. D'abord j'ai fait des bagages, j'ai fréquenté des gares et des trains mais ce n'était pas un simple voyage : c'était la très attendue rencontre organisée par Bonaventure. Dans la très agréable cour-jardin du restaurant libanais La Noura à Montparnasse, quinze blogueurs en folie.

De retour plus tard, car je me suis offert un week-end parisien, je n'ai pas voulu aller voir sur les blogs les récits de cette journée pour ne pas être influencée.

Pour moi ce fut une belle journée avec de vraies rencontres.

Je regarde mes favoris et je sais que jamais plus je ne cliquerai sur ceux-là de la même manière. Il y a désormais derrière un nom de blog : un style, la clarté d'un regard, l'expession d'un sourire, un timbre de voix...

Je suis passée en mode été. Le mode été c'est celui de l'amitié.

Etaient présents : Bonaventure, Kipik et son mari, Gazelle, Pierre d'Ecriture, Fauvette, Nawal, Traou, Penglobe, Valclair, Pralinette, Dean, Dilou et Pénéloppe.


Escapade

Ce week-end, je suis . Je m'en vais me réchauffer au soleil de l'amitié internaute.


Petites nouvelles entre amis

Une longue chute dont je ne croyais jamais voir le bout. J'ai passé des journées entières à pleurer et d'autres à rassembler un peu d'énergie pour faire une chose. J'ai essayé de m'accrocher aux petits bonheurs de la vie : mon chaton, une tourterelle qui fait son nid dans mon jardin, un air de jazz, le parfum du chèvrefeuille...

Je ne suis plus au fond du ravin mais encore très fragile. Il suffit d'une parole pour que pointe le cortège de larmes. Je dors énormément d'abord parce que je suis très fatiguée et ensuite parce que là la douleur s'estompe. J'avais perdu le goût de la lecture et même du thé, rendez-vous compte. Depuis quelques jours ils me sont revenus et accrochée à mon livre en cours comme un fragile esquif je privilégie le hamac à tout autre lieu.

Vos petits mots ont été comme des mains tendues dans l'obscurité.


Vertiges

Ca peut venir n'importe quand. On se croit fort, serein dans sa tête et dans son corps, et puis voilà. Un vertige, un malaise sourd, et tout de suite on sent que ça ne passera pas comme ça. Tout devient difficile. Faire la queue chez le boulanger, attendre au guichet de la Poste, échanger quelques phrases debout sur le trottoir. Des moments creux, sans enjeu apparent, mais qui deviennent des montagnes. On se sent vaciller, on croit mourrir et c'est idiot.

Philippe Delerm, Le Portique

Je me suis dit je vais l'écrire, le mettre en mots bien tangibles, cela m'aidera. Et puis, je me retrouve là devant l'écran, les tempes enserrées dans un étau, le souffle coupé, la tête qui tourne...

Mon thé a un goût amer mais je le bois accrochée à ma tasse comme à un fragile esquif.

Moi non plus je ne sais pas comment c'est venu. Cela allait plutôt bien ces derniers temps. J'avais retrouvé de l'énergie, j'étais combattive face aux tempêtes que la vie nous distille en ce moment sans retenue. Mercredi j'étais allée chez mon médecin qui était tout content : vous allez bien, on a trouvé le bon dosage de médicaments. Le bon dosage en question c'est le maximun que puisse gérer mon organisme avant des dommages aux reins et à la thyroïde mais hauts les coeurs. J'ai aquiescé, pourtant ce dégoût qui m'avait pris en faisant les boutiques aurait dû m'alerter. Mais c'est usant d'être toujours sur le qui-vive. J'ai mis mon manque d'allant sur le compte d'un lundi et d'un mardi particulièrement éprouvants. Une bonne nuit et il n'y paraîtrait plus...

C'est le jeudi à onze heures, j'ai regardé la pendule, que tout a craqué. J'étais tranquilement en train de plier du linge et j'ai senti qu'il fallait que je m'arrête, là tout de suite, sinon j'allais tomber. Depuis je ne cesse de me sentir tomber.


Mille femmes blanches

couverture de livre réprésentant trois indiens en costumes de fête

De Jim Fergus

Quatrième de couverture :
En 1875, un chef cheyenne demanda au président Grant de lui faire présent de 1000 femmes blanches à marier à mille de ses guerriers afin de favoriser l'intégration. Prenant pour point de départ ce fait historique, Jim Fergus retrace à travers les carnets intimes d'une de ces femmes blanches, May Dodd, les aventures dans les terres sauvages de l'Ouest de ces femmes recrutées pour la plupart dans les prisons ou les asiles psychiatriques. C'est à la fois un magnifique portrait de femme qu'il nous offre ainsi, un chant d'amour pour le peuple indien, et une condamnation sans appel de la politique indienne du gouvernement américain d'alors. Cette épopée fabuleusement romanesque, qui s'inscrit dans la grande tradition de la saga de l'Ouest américain, a été un événement lors de sa publication aux Etats-Unis. Elle a été encensée par les plus grands écrivains américains, dont Jim Harrison qui a salué "ce roman splendide, puissant, et exaltant". Les droits de ce livre ont été achetés par Hollywood.

Un an d'épopée, on en aurait voulu toujours plus mais ce ne fut pas le destin de May Dodd. Il est passionnant d'assister à l'évolution des idées de cette femme. Ses carnets savent nous rendre tout attachant : ses compagnes aux caractères bien trempé, la vie dans la grande prairie, les coutumes indiennes. Je n'en dévoilerais pas plus, vous laissant le plaisir de faire un jour le cheminement.

J'ai dévoré chaque soir page après page les lettres et journaux intimes. Vraiment un superbe livre.


J'ai descendu dans mon jardin

sept bougies jaunes avec des légumes : radis, carottes, chou...

cinq bougies blanches avec des motifs de jardin

J'ai adoré faire ces séries là, surtout les légumes. J'ai un coup de coeur pour les radis.


La théière du jour

théière figurative représentant un étalage de fleuriste

Je pars passer le week-end à Beaune chez ma meilleure amie. Notre programme est très chargé. Papottages à tout rompre, moults dégustations de thé (nous en avons à nous faire découvrir toutes les deux), notre sacro-saint marché du samedi matin où nous adorons acheter confitures artisanales, fromage de chèvre, fruits secs mais aussi notre traditionnel bouquet de fleurs que nous photographions ensuite tout le week-end. Bon, je ne dis pas qu'il n'y aura pas une petite virée vêtements. Ceux que nous achetons ensemble deviennent immanquablement des basiques de nos gardes-robes.

Tralala lalère...


La théière du jour

théière figurative représentant une télévision

Bon, ben, voilà que la télévision vient de nous lâcher. Et, comme je suis friande de séries policières mais surtout que j'adore retrouver la V.O. grâce au D.V.D., me voilà fort marrie.

Je vais me consoler en dévorant des yeux celle-ci du designer Paul Cardew.


Fragiles

couverture de livre avec une aquarelle représentant une petite fille à écharpe rouge

De Philippe et Martine Delerm

Quatrième de couverture :
C'est d'abord une histoire de regards. Le regard de Martine sur les choses de la vie. Le regard de Philippe sur les images de Martine. C'est sans doute aussi une histoire d'amour - cela ne nous concerne pas. Ce qui est sûr, c'est que c'est aussi une histoire d'amitié. Puis, avant d'être confiés au lecteur, les mots, les images, abandonnés au temps. Pendant " longtemps, rien ne semble changer ". " On ne sait pas ce qu'on attend " : heureusement, " la courbe du temps " n'épouse pas " la courbe de la Terre ". " Surtout ne rien précipiter. " Se taire parfois. Comme Philippe, devant cette petite fille, enturbannée de rouge, qui avance à contrevent, à contre-peine, les yeux fixés là-bas ; vers cet ailleurs où, peut-être, " une aube se prépare ". Nicole Maymat

De Martine Delerm je ne connaissais que les belles photos qui scandent Paris l'instant et Les chemins nous inventent. Je savais qu'elle est illustratrice mais n'avais jamais rien vu de ses oeuvres. Je fus captivée par la couverture aux promesses d'un monde très Petit Prince. Le principe est ici très simple : un mot, un texte court, une illustration.

Dans les rayons du supermarché, tout en poussant mon caddie, je grapillais. Une boîte de petits pois, un petit texte sur L'enfance... J'avais beau me morigéner : mais garde-le donc pour un jour de beau temps, rien n'y faisait, j'y revenais toujours.

Le soir, je recommençais dans mon lit, entre quelques chapitres de fantasy.

Le lendemain m'offrit la journée de grand beau temps tant espérée. Calée dans un fauteuil dans le jardin, je dévorais à belles dents tous les menus textes poétiques en m'émouvant des aquarelles. Le soleil et des nuées légères de phrases...

Depuis, il reste posé sur ma bibliothèque. Bijou fragile de mots que je rebutine chaque jour.


Les théières du jour

deux théières figuratives bleues et blanches représentant des chats à la patte avant levée

Ces charmants objets ne sont pas dans ma collection personnelle. Mais j'en profite dès que je peux. en effet elles appartiennent à Ghislaine. Lors de mon premier séjour chez elle, elle me les dévoila dans un buffet en m'avouant n'avoir jamais osé s'en servir tant elles sont délicates. Mais vous connaissez le moyen, vous, d'empêcher Taïan Akita d'inaugurer une théière ?


Chronique d'une arrivée attendue

En rentrant d'hospitalisation, je me précipitais dans la maison en appelant mon chat. Las, personne n'avait osé m'apprendre la triste nouvelle, mon bel Oriental Ebony s'en était allé sur ses élégantes pattes vers les rives du Rainbow-Bridge.

Mon mari voulu que mes pensées se détournent du chagrin, de tournent vers un a-venir et avait réservé un chaton chez une petite camarade de ma fille.

La première fois que je le vis il avait deux jours. Si, si, là cherchez bien juste sous la tête de sa mère la petite larve blanche et noire.

chatte blanche et grise léchant deux chatons nouveaux nés

J'allais ensuite le voir aussi souvent que possible, m'émouvant de chacun de ses progrès.

A deux semaines puis un mois :

jeune chaton blanc à tête tigrée dans les bras

chaton blanc à taches tigrées près d'un bol

Et puis enfin, dimanche, voici Domino découvrant son nouvel environnement :

chaton blanc à taches tigrées

Ces dernières années nous avions plutôt adoptés nos chats déjà assez âgés à la SPA ou recueuillis des chats d'élevage à la retraite. Nos années communes furent donc courtes mais surtout il y a un temps immémorial que nous n'avions pas eu de chaton à la maison. Mes journées sont très occupées en... contemplation. Bon, aussi en réparation de menues bétises.

On ne choisi pas le caractère d'un chat, on s'adapte. Mon Pilou était un chat ninin avec lequel j'avais une relation peut-être un peu trop exclusive. En tous cas cela indisposait tous les habitants de la maison. Il laissa dans mon coeur un vide cruel. J'accueilli Domino dimanche avec joie mais l'idée que c'était un autre chat de la maison. Est-ce prescience féline ? Il est bien sûr joueur, câlin avec toute la maisonnée mais... Il me cherche paraît-il dès que je m'absente, dort la nuit au creu de mon épaule, sur mes cheveux. Et là, pendant que je pianote, il est lové sur mes genoux. Il adore d'ailleurs que je m'installe à l'ordi. Je n'ose même pas le déranger pour aller faire un thé.

Voici que le petit fripon qui n'a rien des élégances de mon défunt Oriental s'est hissé par petits bonds joueurs jusqu'au vide dans mon coeur.


La théière du jour

théière figurative représentant une pile de livres surmontés d'une tasse

Celle-ci à une place tout à fait à part dans ma collection personnelle. C'est ma meilleure amie qui me l'a offerte il y a quelques années et elle fut alors la première à oser m'offrir une théière en dehors de mon mari. Elle n'avait pu résister à l'adéquation parfaite théière-livres-tasse. Dès que le bruit en courut, d'autres s'engoufrèrent dans cette idée cadeau et dès lors ma collection prit son essor.


A chaque saison ses lectures

Le billet d'Allie m'a beaucoup plu. Comme un écho à mes propres sentiments vis à vis de la lecture.

Le plaisir d'avoir des bibliothèques, des malles de livres, c'est d'y fouiner. D'y redécouvrir émue un livre oublié, un livre désiré.

La PAL va ainsi évoluer. Certains ouvrages seront remisés pour plus tard. D'autres vont émerger de l'ombre.

L'été est la saison des épopées, des sagas, des romans historiques. Ce n'est sûrement pas un hasard si le dernier Juliette Benzoni que je me suis acheté m'est tombé des mains. Quelle idée saugrenue que de l'ouvrir en avril. Ses périgrinations historiques à travers le monde sont indiscutablement du domaine de l'été. L'été, c'est la saison où je reprends les récits en x tomes de fantasy. La Romance de Ténébreuse de Marion Zimmer Bradley quand on sait qu'on peut aligner les uns derrière les autres les plus de vingt tomes. Mais aussi, toujours, Le Cycle de Pern d'Anne Mac Caffrey quand le vol des dragons et les chansons de gestes rythment les journées en apesanteur de chaleur. C'est la saison des auteurs sud-américains : Gabriel Garcia Marquez, José Mauro de Vasconcelos... C'est la saison où je relis la saga des sorcières d'Anne Rice, la moiteur de la Nouvelle-Orléans sied bien à l'humeur ambiante. C'est la saison où je relis tous les Philippe Delerm que je possède, Les Chemins nous emmènent en tête. C'est la saison du hasard, qu'importe quand on a tout le temps de n'avoir pas fait un bon choix. Ainsi l'été lorsque je vais à la bibliothèque c'est sans ma liste d'auteurs. Je laisse mon doigt courrir le long des rayonnages et je m'arrête sur un titre ou un nom séduisants, une couverture qui éveille en moi une part de rêve. L'été c'est la saison où une partie de ma PAL migre dans un panier que je transporte avec moi dans le jardin. Dans le hamac, le panier posé sur l'herbe, je pousse un soupir d'aise en fermant un livre et en en ouvrant immédiatement un autre.

Puis, toujours, vient l'automne... C'est la saison de la rentrée. Je reprends le travail, il faut un petit moment pour que je trouve une organisation. Le temps s'amenuise comme le jour. Avec la rentrée se présente toujours une cohorte d'ouvrages pédagogiques. Ce sont mes bonnes résolutions de début d'année. Il y a des périodes. Celles où je ne lis plus que le soir dans mon lit, épuisée, avec une seule envie me changer les idées. De nouveau je me plonge dans de la fantasy. Mais des romans isolés, à quoi bon se lancer dans des séries que je mettrais des semaines à lire. Je découvre de nouveaux auteurs dans la collection Grands Détectives de 10/18. Il y a les périodes où je m'immerge totalement dans un projet de classe. J'ai ainsi aligné un nombre conséquent de volumes de contes cet automne en faisant des recherches qui frisait la thèse sur... le chat dans les contes (la maladie a jeté aux orties mes jolies recherches, mais bon ce n'est jamais perdu). Il me faut toujours aussi un brin de philosophie pour me rappeler que les journées ne se résument pas à boulot-dodo. Je relis Bernard Montaud bien sûr mais aussi Anselm Grün. Et puis, le retour dedans m'attire irrésistiblement vers les magazines de décoration. J'empile des numéros de Maison Française et je fais des projets d'aménagements. Il en reste toujours un petit quelque chose. Dès qu'on doit enfiler les gros pulls, je pense à Noël. Je ressorts les livres de bricolages, des numéros de Marie-Claire Idées.

L'hiver petit à petit s'installe. Douilletement enveloppée dans un châle, je cherche la blancheur qui n'arrive que rarement jusqu'à notre jardin dans des romans sur le grand-nord. Je me plonge dans Nicolas Vanier. C'est aussi la saison des polars plus contemporains, plus durs. C'est la saison des P.D. James et Elisabeth George. C'est la saison où être enfermée me pèse tellement que je fais des rêves de jardins. Une pile de L'Ami des Jardins nourrit ces rêves.

Le Printemps est en fait la seule période de l'année où je lis tout et n'importe quoi, nous dit Allie. Et là, j'ai éclaté de rire. Moi aussi. Comment adapter ses lectures à une météo qui varie tous les jours quand ce n'est pas deux fois par jour. Le moindre rayon de soleil me trouve dehors en train de me délecter de magazines féminins : Cosmopolitan parce qu'il me fait rire et Figaro Madame parce que j'en raffle des piles entières chez ma belle mère et que les photos sont jolies et partiront ensuite nourrir les projets collages de la prochaine rentrée. Au printemps j'achète des tas de livres. Je passe mon temps à la bibliothèque avec des listes d'auteurs. C'est la saison des découvertes. Je crois que je prépare les autres saisons.


Petite brocante intime

débalage de moulins à café, cafetières et publicités anciennes

Brocante donc aujourd'hui. Minuscule, dans le petit village où j'espère travailler l'an prochain. Point de théière cette fois et nous sommes même quasiment rentrés bredouilles si l'on excepte une cassette vidéo.

Mais que j'aime ces déballages de menus objets qui après de bons et loyaux services finissent sur le trottoir en espérant une nouvelle vie.

Et puis, il y a dans la photo un petit clin d'oeil à Fauvette.